Sur cette page, nous vous présentons d'abord le vaccin, et le protocole vaccinal,

En bas de page, retrouvez le descriptif de la maladie, et toutes les réponses à vos questions!

 

Vaccin Leishmaniose

Une arme supplémentaire de taille pour protéger votre compagnon

 

La leishmaniose est une maladie parasitaire transmise par une sorte de moustique (le phlébotome). Rappelons qu’un chien ne peut pas contaminer directement un humain, mais que la leishmaniose est une zoonose (maladie commune au chien et à l’homme) dont le chien est le « réservoir ».

 

Il a été recemment démontré qu'une transmission entre chiens était possible par morsure ou par la reproduction (transmission entre les reproducteurs et de la mère à ses chiots).


La maladie est d'abord invisible, puis se déclare en touchant les ganglions, le tube digestif, la peau et/ou les reins… Un chien atteint de leishmaniose doit recevoir un traitement quotidien à vie et, selon le stade de la maladie, celle-ci est souvent mortelle.

 

La leishmaniose est une maladie du bassin méditerranéen, qui progresse d'année en année vers l'Ouest et le Nord. Jusqu'à présent, seuls les répulsifs (pipettes ou colliers à utiliser de Mars à Novembre) étaient disponibles.

 

 

Le protocole de vaccination est le suivant :

PREMIERE ANNEE (primovaccination) : chiot de 6 mois ou plus

1ère visite

Examen médical

(le chien doit être parfaitement sain)

! Dépistage rapide de la leishmaniose !

(réponse en 20 minutes)

Injection vaccinale

2ème visite

(après 3 semaines)

Examen médical

 

Injection vaccinale

3ème visite

(après 3 semaines)

Examen médical

 

Injection vaccinale

ð  La protection commence 4 semaines après la dernière injection  

 

RAPPEL ANNUEL (une fois par an)

 

Examen médical

 

Injection vaccinale

 

Attention !

-      Le vaccin contre la leishmaniose ne peut être effectué que sur des animaux en parfaite santé et n’ayant reçu aucun vaccin ou traitement médical dans les 15 jours précédents.

-      Le délai de 3 semaines entre les injections, la première année, doit être respecté strictement : ne commencez pas le protocole sans avoir vérifié vos disponibilités à venir !

-      Le vaccin leishmaniose ne peut pas être fait en même temps que les vaccins habituels : nous vous conseillons d’espacer les vaccins annuels de quelques mois, pour un meilleur suivi de votre chien.

-      N’oubliez pas de prendre rendez-vous !


Consultez en bas de page les données scientifiques concernant l'effet du vaccin sur cette terrible maladie !

 

Nous sommes à votre disposition pour toute question supplémentaire,

par téléphone 04 94 26 61 18 ou par mail vetos.anges@free.fr

 

Cabinet Vétérinaire du Clos des Anges, Dr Chevallier, Dr Roger, 83270 St Cyr sur Mer

 Caline VID

 

La Leishmaniose Canine en France

(Extraits d’une conférence du Pr Gilles Bourdoiseau, de l’école vétérinaire de Lyon, 2011)

La maladie

La leishmaniose est une maladie présente autour du bassin méditerranéen et dans certaines régions d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie. On considère que 2.5 millions de chiens sont porteurs en zone concernée en Europe, soit (selon les régions) entre 1.5% et 30% des chiens qui seraient porteurs de la maladie. Par ailleurs des cas apparaissent dans des régions jusque-là indemnes, vers le Nord et l’Ouest.

Les chiens infectés constituent le réservoir (la réserve) de la Leishmaniose. Or la Leishmaniose est une zoonose, c’est-à-dire une maladie qui peut toucher des espèces différentes, et  en l’occurrence l’homme. En France, les cas déclarés concernent généralement des personnes immunodéprimées, beaucoup plus sensibles à la maladie.

Le Phlébotome

La maladie est transmise obligatoirement par une sorte de moustique (ou moucheron) de petite taille, le Phlébotome, qui existe dans nos régions d’Avril à Novembre. En hiver, il est présent dans le sol à l’état de larve. Du printemps à l’automne, le Phlébotome est actif surtout en début de nuit, de 21 heures à 2h du matin, en moyenne, par ailleurs on peut le trouver aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des maisons.

 Lorsque le Phlébotome aspire du sang contaminé sur un chien, il lui faut 15 jours pour être capable de re-contaminer un autre chien ou un humain.

Pourquoi un chien tombe-t-il malade ?

Lorsque le Phlébotome, en se nourrissant du sang du chien, lui injecte la Leishmaniose, le système immunitaire du chien peut avoir 2 réactions différentes :

-          Réaction efficace : l’organisme est capable de se défendre et de tuer le parasite avant qu’il ne colonise l’organisme.

 

-          Réaction inefficace : l’organisme laisse passer le parasite qui va se disséminer en « voyageant à bord » de certains globules blancs, touchant alors différents organes : peau,  rate, tube digestif, reins, muqueuses nasale et génitale… L’organisme produit alors des anticorps inefficaces en très grande quantité, la présence de ces anticorps permet de donner un diagnostic de leishmaniose par prise de sang.

Lorsque le parasite responsable de la leishmaniose est disséminé dans l’organisme, il reste plusieurs semaines ou mois silencieux, avant que n’apparaissent les symptômes de la maladie : c’est la phase asymptomatique. Lorsque les symptômes apparaissent, l’animal entre en phase symptomatique.

La capacité du chien à produire une réaction efficace contre le parasite n’est pas prévisible mais les animaux âgés, malades, fragilisés, ou les chiens de race Boxer ont plus de risque de voir se développer la maladie. Il est possible qu’un chien, au cours de sa vie, arrive plusieurs fois à se débarrasser du parasite, mais finisse un jour par le laisser passer… et tombe malade.

Comment la maladie passe-t-elle d’un chien à un autre ?

Il existe 4 voies de transmission de la Leishmaniose d’un chien à un autre :

-          Le Phlébotome, s’il pique successivement les deux chiens,

-          La voie vénérienne, lors de saillie entre un chien infecté et un chien sain,

-          La voie « verticale », une chienne atteinte peut contaminer ses chiots,

-          La transfusion.

En revanche entre le chien et l’homme, l’intervention du Phlébotome est indispensable, il est en effet impossible qu’un chien infesté contamine directement un humain. De ce fait, posséder un chien atteint de leishmaniose n’est pas dangereux, sauf pour des personnes immunodéprimées (en traitement de cancer, SIDA…).

Quels examens sont nécessaires au diagnostic ?

-          Dépistage rapide : lorsqu’on suspecte la leishmaniose, le vétérinaire peut réaliser un dépistage rapide en clinique, en 20 minutes, à l’aide de quelques gouttes de sang.

-          Sérologie : le diagnostic et le suivi nécessitent de suivre le taux d’anticorps, par prise de sang et en laboratoire spécialisé,

-          Ponction des ganglions ou de la moelle osseuse : l’examen au microscope peut être nécessaire pour visualiser le parasite directement.

-          Biochimie : le bilan biochimique, sur prise de sang, est indispensable au diagnostic et au suivi, car la leishmaniose peut atteindre notamment les reins. Lorsque les reins sont fragilisés, le traitement est plus difficile et le pronostic beaucoup plus sombre.

-          Numération-formule : le comptage et l’analyse des globules rouges et blancs est important pour suivre le degré d’avancement et l’évolution de la maladie.

Quel traitement ?

La leishmaniose est traitée (le plus souvent) par deux médicaments. L’un est injecté par piqûre pendant plusieurs semaines, lors des crises, l’autre se présente sous forme de comprimés qui doivent être donnés à vie.

Au mieux, le traitement a pour but de faire régresser (ou d’empêcher d’apparaître) les symptômes physiques de la maladie, et de diminuer le nombre de parasites dans l’organisme. En revanche, même si le chien est « blanchi », selon l’expression autrefois consacrée, il est impossible que le parasite ne disparaisse de l’organisme. Il n’existe pas de guérison réelle, mais simplement une rémission clinique (c’est-à-dire une disparition des symptômes).

Un chien atteint de leishmaniose devra être suivi par prises de sang au moins 2 fois par an.

Comment agit le vaccin ?

Le vaccin contre la leishmaniose oriente et stimule la réaction immunitaire du chien : le chien augmente de 4 fois ses chances de produire une réaction immunitaire efficace et d’éliminer le parasite avant qu’il ne soit disséminé.

Par ailleurs, si un chien devait être contaminé malgré le vaccin, il est prouvé que la phase asymptomatique de la maladie serait beaucoup plus longue (le chien va résister plus longtemps, donc rester plus longtemps en bonne santé, avant de produire des symptômes qui seraient par ailleurs atténués).

Le vaccin a-t-il des effets secondaires ?

Dans 1 cas sur 10 environ, le vaccin peut produire des effets généraux légers (petite fièvre, apathie, anorexie) ou des effets locaux à l’endroit de la piqûre (boule, douleur). Durant toutes les études, aucune réaction grave n’a eu lieu, et les symptômes éventuels ont disparu en quelques jours.

Doit-on continuer à mettre des pipettes/colliers ?

Oui, mais de façon moins draconienne. Le vaccin permet de réduire le protocole de protection anti-parasitaire : d’Avril à Novembre, nous vous recommandons d’utiliser une fois par mois une pipette complète (puces-tiques-moustiques). Pendant l’hiver, une protection puces-tiques est suffisante (et indispensable) !

Comment ce vaccin a-t-il été élaboré ?

L'élaboration du vaccin a nécessité 1à années de tests par un laboratoire français. Les chiens de zones très endémiques du Sud de l'Europe ont été les premiers vaccinés, démontrant l'effet de ce nouveau vaccin.