Planète NAC : nouveaux animaux de compagnie

Au cabinet du Clos des Anges, nous recevons des NAC régulièrement et nous savons que ces charmantes petites bêtes nécessitent des soins particuliers et certaines connaissances que nous vous avons détaillées ci-dessous pour les 3 espèces les plus fréquentes.

  • 1ère partie : le furet
  • 2ème partie : le lapin
  • 3ème partie : le cobaye
  • 4ème partie : fiche "hérisson"

Nous pouvons vacciner vos NAC, les stériliser, soigner les affections courantes ainsi que les affections dentaires. Pour les maladies rares ou les chirurgies spécialisées, nous travaillons en collaboration avec des vétérinaires spécialisés et équipés et pourrons vous référer chez la bonne personne.

Nous vous proposons également une gamme d'aliments adaptés et parfaitement équilibrés pour vos NAC de tous âges. Sachez qu'il existe même, désormais, des aliments diététiques pour les NAC : aliment pour intestins fragiles, aliments pour animaux à risque de calcul urinaire...

Vos NAC n'ont jamais été aussi bichonnés !

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1ère partie : le furet

Le furet, domestiqué depuis plus de 200 ans, appartient à la famille des Putois. Il a été longtemps utilisé pour protéger les récoltes céréalières contre les rongeurs nuisibles, sur terre comme en mer. Il a aussi été employé par les chasseurs pour déloger les lapins de leurs terriers. Curieux, drôle et sociable, il est devenu le 3ième animal de compagnie aux Etats-Unis, après le chat et le chien. 

Quelques généralités…

Un furet vit en moyenne 5 à 8 ans. Il atteint son poids adulte à 6 mois, 1 à 2 kg pour un mâle, 500 grammes à 1 kg pour une femelle. En hiver, les furets « font des réserves » et grossissent : la variation de poids entre été et hiver peut aller jusqu’à 40% !

Le furet mue au printemps et en automne, de façon parfois spectaculaire (perte des poils en 24 heures). A cette occasion le poil ou les dessins peuvent changer. Après une tonte (chirurgicale par exemple), le poil peut mettre jusqu’à 3 mois à repousser.

Quelques conseils avant l’acquisition d’un furet…

Tout d’abord, le furet n’est pas le compagnon idéal pour un enfant : il est en général très vif et de ce fait difficile à manipuler, et il doit être bien éduqué et socialisé pour perdre sa tendance naturelle à mordre, y compris au cours du jeu.

Le furet s'adapte très bien à la vie en appartement si on lui fournit une cage adaptée. Il a besoin d’un tissu ou d’une serviette où se cacher, d’une gamelle d’eau ou d’un biberon stables car il adore jouer avec l’eau, et il supporte mieux le froid que la chaleur, pourvu qu’il ne soit pas en courant d’air.

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Le furet peut vivre seul, mais aussi en groupe, car il aime la compagnie mais il sera alors préférable de stériliser chaque furet pour éviter les conflits (et la reproduction incontrôlée). L’acquisition de furets de la même fratrie (ou au moins du même âge, adoptés jeunes) semble le meilleur moyen d’avoir des furets qui s’entendent bien.

Le furet s’entend souvent très bien avec les chiens et les chats, mais attention à ne pas le mettre en contact avec d’autres petits animaux (oiseaux, hamsters etc.) qui représentent pour lui des proies idéales !

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Attention au furet en liberté, c’est le champion des accidents domestiques ! Il entre dans les appareils électroménagers, creuse dans les matelas ou les canapés pour y installer sa réserve de croquettes, se faufile dans le moindre trou… Sous surveillance en revanche, le furet a besoin d’activité : balles de ping-pong, tuyaux en PVC… Attention aux jouets fragiles, le furet grignote souvent ce qui peut l’être : gare aux occlusions intestinales !

Stérilisation ...

Elle est fondamentale chez le mâle comme chez la femelle ! Chez la furette non stérilisée, le cycle sexuel non interrompu par une gestation provoque des maladies mortelles liées aux hormones sexuelles. Chez le mâle, il s'agit plutôt de diminuer l'odeur et l'agressivité éventuelle. Techniques et tarifs sont les mêmes que chez le chat.

Son alimentation …

Un furet doit avoir accès en permanence à son aliment. Attention, le furet a besoin d’un aliment adapté (30% de protéines et 20% de lipides au minimum, et peu de protéines végétales). Seuls les aliments haut de gamme « spécial furet » garantissent un bon équilibre. Contrairement aux idées reçues, les croquettes pour chat adulte ne sont pas adaptées pour un furet ! Attention également aux fruits, légumes et aliments sucrés qui perturbent son taux de sucre sanguin.

En friandise, viande crue ou jaune d’œuf lui feront très plaisir.

Une odeur particulière…

L'odeur du furet vient des sécrétions des glandes de la peau, et non des glandes anales comme on le croit souvent. La chirurgie des glandes anales, désormais interdite, ne change rien à son odeur. En revanche, la stérilisation, surtout chez le mâle peut permettre de réduire notablement les nuisances olfactives !! Enfin, attention aux shampoings trop fréquents qui altèrent la peau : pas plus d’une fois par mois, même si le furet apprécie plutôt être dans l’eau !

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2ème partie : le lapin

Quelques généralités…

L’espérance de vie d’un lapin est de 6 à 8 ans en moyenne.

Un lapin nain pèse 1 à 2 kg, un lapin bélier nain 2 à 3 kg, et les races géantes environ 6 kg, ne vous trompez pas à l’achat !

Il devient pubère entre 4 et 7 mois et peut alors se reproduire, ce qu’il fait d’ailleurs très facilement comme sa réputation le précise, avec une activité sexuelle toute l’année ! La gestation est par ailleurs très courte chez la lapine : après 28 à 34 jours, la femelle met bas entre 2 et 4 lapereaux nus et aveugles qui pèsent 20 à 40 grammes chacun, et seront sevrés vers 5 semaines. Attention à ne pas intervenir auprès des lapereaux : caresses ou simples regards répétés sur la portée peuvent suffire pour que la mère rejette les petits ou les mette à mort.

Les lapins mâle ou femelle peuvent être stérilisés vers 6 mois, les techniques utilisées et les tarifs sont les mêmes que pour les chats. 

IMG_2450Mode de vie…

Le lapin est un animal sociable qui peut vivre avec des congénères, les femelles cohabitent cependant mieux entre elles que les mâles, par ailleurs la stérilisation est souvent nécessaire pour réduire les conflits. Le lapin est un animal sympathique qui doit néanmoins avoir été habitué à l’homme dès tout petit (socialisé) pour être facile à manipuler.

Le lapin doit disposer d’une grande cage (90x60 cm minimum) bien aérée et ombragée. Il supporte très mal les courants d’air, les fortes chaleurs, les fumées de cuisine ou de cigarette.

La litière ne doit pas être poussiéreuse ni parfumée, et changée au minimum deux fois par semaine. Copeaux de bois et/ou foin peuvent être utilisés. Le lapin doit avoir un abri, ainsi que des morceaux de bois à ronger.

Attention au lapin grognoteur qui s'attaque aux fils électriques, cartons et emballages de produits d'entretien... Intoxication assurée !

Alimentation et dentition…

Les dents du lapin poussent toute sa vie à une vitesse incroyable : 3 à 4 mm par semaine pour les incisives ! C’est pourquoi il doit mastiquer suffisamment pour les « limer », et pourquoi beaucoup de lapins de compagnie souffrent de troubles dentaires (dents trop longues, surdents etc.). Nous sommes d’ailleurs équipées à la clinique pour soigner les troubles dentaires de votre lapin.

L’aliment idéal contient : entre 1000 et 1500 UI/kg de vitamine D, rapport Ca/P de 1,2 à 1,3, teneur en luzerne ne dépassant pas 40% (sinon trop riche en Calcium), teneur en fibre à partir de 15%.

Les fibres (quantité et qualité correctes) sont indispensables pour l'usure des dents, et pour activer le transit intestinal. Vitamines (notamment C et E) et Calcium sont très importants pour le lapin, mais à l'inverse, l'excès de Calcium peut provoquer des caclculs urinaires, d'où la nécessité de choisir un aliment de bonne qualité, et adapté à l'âge de votre lapin.

Nous vous conseillons de lui laisser du foin à disposition en permanence, ainsi que des « bouchons » ou « granulés » pour lapins. Attention aux mélanges de graines qui sont inadaptés : ils manquent de vitamines, par ailleurs le lapin va manger seulement ses graines préférées et sa ration sera alors déséquilibrée.

L’eau est donnée dans un biberon, et changée tous les jours. Un lapin boit beaucoup !

Les lapins raffolent de la verdure mais attention à laver et sécher les herbes et végétaux avant de les leur donner, et aussi de ne pas les donner trop froids, sans quoi votre lapin risque de déclencher des diarrhées.

Nous vous conseillons : les carottes, fanes (de carotte, radis ou navet), endives, pissenlit, salade frisée, brocolis, épinards, chou frisé ou vert, chicorée, persil, cresson, celeri, coriandre, basilic, menthe, et pommes (celles-ci en quantité limitée). L'idéal est de varier les plaisirs et de changer de verdure régulièrement.

En revanche laitue, courgette, concombre sont trop riches en eau et à éviter. Enfin, choux, avocat, pommes de terre ou épluchures et haricots sont à éviter et potentiellement dangereux.

A l'adoption d'un jeune lapin, les légumes doivent être donnés en petite quantité et de façon progressive pour éviter les diarrhées.

Enfin, sensible comme à peu près toutes les espèces au "mal du siècle" qu'est l'obésité, les lapins ne doivent pas recevoir un aliment trop sucré, ni trop de friandises du commerce (trop riches en sucres), surtout s'ils sont déjà bien "enrobés".

Entretien et soins médicaux…

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Attention à ne jamais donner un médicament ni mettre une pipette sans conseil vétérinaire strict ! De nombreux produits pour chiens et chats sont toxiques et mortels chez le lapin et les accidents sont malheureusement très fréquents ! Le fipronil, par exemple (molécule de l'anti-puce le plus vendu pour les chiens et chats) est MORTEL chez le lapin !

Il existe deux maladies contre lesquelles nous vaccinons les lapins :

  • La myxomatose, transmise par les puces ou les moustiques et qui peut aussi toucher les lapins d’appartement.
  • Le VHD (maladie virale hémorragique), transmise via l’herbe ou les plantes d’extérieur, ou les excréments de chiens de chasse.

 

Le tube digestif fragile du lapin supporte mal les antibiotiques et l’administration de prébiotiques est indispensable lors d’antibiothérapie dans cette espèce.

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3ème partie : le cobaye

Quelques généralités…

Cobaye, Chinchilla et Octodon appartiennent à la même famille, les Caviomorphes, originaire d’Amérique latin. Le cobaye ou «cochon d’Inde»  n’est en effet pas indien mais s’est vu attribuer ce nom par Christophe Colomb, à l’époque doté d’un GPS ancienne génération et peu efficace, qui débarqua en Amérique latine alors qu’il croyait être en… Inde, et rapporta de son voyage cette charmante petite bête !

Le cobaye est un herbivore caecotrophe (qui mange ses crottes), et vit 4 à 8 ans. Il pèse ½ à 1 kilo en moyenne. Le cobaye est un animal naturellement sympathique, peu enclin à mordre, et qui apprécie les caresses. Attention, les manipulations brutales d’un cobaye peuvent générer une attaque fatale : à prendre avec douceur !

Logement…

Une grande cage est nécessaire pour un cobaye, avec cachette si possible, et une litière à base de copeaux de bois et de foin. Comme la plupart des petits mammifères, les cobayes ne supportent ni les courants d’air ni la chaleur. Le cobaye est un animal diurne vivant naturellement en groupe, mais attention à bien connaître le sexe de vos cobayes, sinon la multiplication est rapide est garantie, même en famille ! En revanche, il est déconseillé de mélanger cobaye et autres espèces de NAC. Votre cochon d’inde a besoin d’exercice : il sera ravi d’aller explorer hors de sa cage, mais sous surveillance.

Alimentation et boisson…

Le cobaye, comme l’homme, ne synthétise pas la vitamine C. Son alimentation quotidienne doit donc lui en apporter suffisamment sinon votre cochon d'inde va développer un scorbut ! Cette maladie se manifeste chez lui, entre autres, par des troubles articulaires et des boiteries.

Les granulés ou bouchons sont préférables aux mélanges de graines que l’animal trie, déséquilibrant alors sa ration. Ces aliments doivent contenir 20% de protéines et 16% de lipides. En revanche, les granulés ne permettent souvent pas d’apporter assez de vitamine C, car celle-ci se dégrade dès que le paquet est ouvert. Comme chez le lapin, le Calcium, indispensable, doit être apporté en quantité raisonnable, sans quoi des calculs urinaires peuvent apparaître.

Calcul-urinaire-de-cobaye

L'apport en vitamine C doit être effectué sous forme de gouttes dans l’eau de boisson, et/ou dans des produits frais, des légumes plutôt que des fruits. Le cobaye peut manger brocolis, choux de Bruxelles, épinards, carottes, endives, fanes de carottes ou de radis, persil, pissenlit, chou vert ou frisé, céleri, concombre, pommes et fraises… Attention à ne pas donner d’aliment trop froid (risque de diarrhée). La verdure cueillie dans le jardin ou achetée en supermarché devra être bien lavée au préalable.

Certains aliments sont toxiques : Pommes de terre et leurs fanes, rhubarbe, tomates et leurs feuilles, bouton d'or, jonquille, coquelicot, tulipes, notamment.

Attention, ce grand gourmand peut être un aspirateur à nourriture, qui risque donc de grossir si on ne fait pas attention à ce qu'il ingère (à longueur de journée)!

Un cobaye boit beaucoup et préfère les biberons, à remplir et désinfecter très souvent. Si vous changez le biberon de place, vérifiez bien que votre cobaye boit toujours : il supporte très mal le changement !

L’anorexie (arrêt de l’alimentation) est très grave chez le cobaye : c’est une urgence médicale !

Reproduction…

Attention le cobaye est extrêmement prolifique. Sa maturité sexuelle est très précoce (6 semaines pour la femelle, 10 semaines pour le mâle). Ainsi, il arrive souvent que la demoiselle cobaye achetée en animalerie soit déjà gestante… et que de jolis bébés naissent quelques semaines après l’acquisition ! La gestation dure environ 2 mois pour une portée de 1 à 6 petits (déjà poilus à la naissance et rapidement autonomes). Les autres cobayes adultes ne sont pas agressifs avec les petits. Attention, les femelles qui portent leur première portée après leurs 6 mois d’âge ont un risque important de problèmes à la mise-bas car leur bassin devient trop petit à partir de cet âge.

Soins médicaux…

Il n’y a pas de vaccination spécifique chez le cobaye. Les mâles peuvent être stérilisés (technique et tarif comme chez le chat), la stérilisation est plus délicate chez la femelle.

Le tube digestif fragile du cobaye supporte mal les antibiotiques et l’administration de prébiotiques est indispensable lors d’antibiothérapie dans cette espèce.

4ème partie : le hérisson

Le hérisson, quelques éléments de biologie(poids: 451 Ko).


Page réalisée par Valérie, source principale : QUINTON JL, NAC : Petits mammifères, Editions Masson vétérinaire, 2006, 222p.